Boumala Abdelkader
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Adresse:
Cité Hassen Mahiouz bat 5 n° 74 Ben Akoun
16000 ALGER
Algérie
Téléphone: 213 (0) 21 91 24 41
Email:
- Metier:
-
Calligraphe
Biographie:
DIPLÔME 1968-1973 : Diplôme de l’école Nationale des Beaux-arts d’Alger, spécialité calligraphie arabe 19746-1976 : Diplôme de calligraphie arabe de l’école de calligraphie du Caire 1976-1978 : Diplôme de spécialisation en enluminures islamique de l’école de calligraphie du Caire, major de promotion 2007 : Magistère en calligraphie arabe sur le thème Omar Racim, calligraphies et enluminures de l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger POSTES OCCUPES 1979-1982 : Calligraphe à la direction du livre, société nationale d’édition et de diffusion, Alger 1982-1985 : Calligraphe à la présidence de la république 1989-1992 : Calligraphe et caricaturiste au quotidien Adhoua 1985 : Enseignant de calligraphie arabe à l’école supérieure des Beaux-arts d’Alger DIPLÔME HONORIFIQUES 1972 : Deuxième prix du grand concours de la ville d’Alger 1984 : troisième prix du grand concours de la ville d’Alger 1987 : Prix d’encouragement du président de la république 1990 : Prix du festival maghrébin de calligraphie arabe et d’enluminure de Rabat EXPOSITION 1971 : Participation à l’exposition de l’association Omar Racim des arts islamiques 1980 : Exposition en collaboration avec l’association des arts appliqués 1981 : Exposition dans le cadre de l’association des arts appliqués, galeries Mouloud Feraoun Alger 1982 : Exposition dans le cadre de l’association des arts appliqués, centre culturel d’Alger 1984 : Participation à l’exposition « Dix ans de calligraphie arabe », Musée des Beaux-arts d’Alger 1986 : Participation à l’exposition de calligraphie contemporaine, Palais de la Culture d’Alger 1988 : Participation à plusieurs semaines culturelles algériennes : Bahreïn, république du Yémen, république du Qatar 1989 : Participation à l’exposition en hommage à Mohamed Temmam, Musée National des Antiquités d’Alger 1990 : Participation au premier festival maghrébin de calligraphie arabe et d’enluminures islamiques, sous le haut patronage du roi Hassan II 1992 : Participation a l’exposition internationale de Séville et participation au salon des arts islamiques, Palais de la Culture d’Alger 1993 : Participation au second festival international de calligraphie arabe et d’enluminures à Bagdad et participation à plusieurs expositions en collaboration avec le comité des fêtes de la ville d’Alger : Marseille, Moscou, Prague ŒUVRES CALLIGRAPHIQUES Réalisation de fresques, calligraphies et enluminures : - Musée National du Moudjahid - Maqam El Chahid - Musée Central de l’armé national populaire - Musée Mohamedia de Mascara - Réalisation de documents officiels - Réalisation de diplôme de la république algérienne - Réalisation de documents officiels du gouvernement - Réalisation de couvertures d’ouvrages pour des maisons d’édition - Réalisation de couvertures et d’illustration de livres pour enfants
Description de l'activité / métier exercé:
Abdelkader Boumala nous accueil avec un large sourire et nous invite à pénétrer dans son petit atelier blottit dans coin du village des artisans à Riadh El Feth, entre le Musée des Beaux-arts d’Alger et le jardin du Hamma ex jardin d’essais, situé en contrebas. Quoique de dimension modeste, son espace de travail regorge d’une multitude d’instruments voués à l’écriture. Aux premiers abords la magie opère lorsque qu’il exhume pour nous, farfouillant dans ses tiroirs, des dizaines de calames dont certains aux formes inhabituelles. Des petits pots de pigments de différentes couleurs sont étalés sur sa table de travail. « Je mets dedans du fil de soie, ce qui permet de doser l’encre et évite au calame la surcharge ! » nous explique t-il. Sa collection de calame précisément et de plumes calligraphique est impressionnante, souvenirs de ses nombreux voyages : encre en pâte d’Iran, papier calligraphique de Turquie et poudre d’or du Qatar, en somme un univers ou l’écrit, sous toute ses formes, retrouve ses lettres de noblesse. Lors de notre première rencontre je me souviens encore de sa désillusion face à la situation dans laquelle sombrait de la calligraphie en Algérie. En son temps arts majeur, elle tombera peu à peu en désuétude et failli même disparaitre si ce n’était l’acharnement de ces amoureux des « belles lettres » qui, comme Abdelkader, ont su maintenir cet art intacte et qui Dieu merci, retrouve aujourd’hui une nouvelle raison d’exister – elle est enseignée à l’école des Beaux-arts et de nombreux concours et colloques internationaux lui sont consacrés. En son temps portée au pinacle par les musulmans, la calligraphie se hissera au niveau d’une science sacrée, puisqu’elle traite le support même de la Révélation. L’ornementation épigraphique est la parure indispensable des mosquées, le traitement de l’écriture courante, sous diverses formes, est un art véritable et des plus grands. Il a d’ailleurs, depuis toujours, ses maîtres : après ceux de la belle époque abbasside, notamment Rîhânî et Ibn Muqla (IXe-Xe siècles), on cite Yâqût al-Musta’çimi pour l’Irak du XIIIe ; pour l’Iran des XIIe-XIVe siècles, Muhammad Râwendi et Mîr Alî de Tabrîz, puis, à l’époque Safavide, Alî Ridâ-i Abbâsî ; et enfin, pour la Turquie ottomane, qui a retenu pieusement les noms d’une foule de calligraphes, les deux plus grand, Hamd Allâh (mort en 936/1530) et Hâfîz Uthmân (1110/1698). La calligraphie art majeur et, en même temps, discipline spirituelle, donna lieu à des œuvres d'une grande beauté, et à des réalisations remarquables qui se perpétuent jusqu’à nos jours et dont l’école algérienne est la digne héritière. Après cet entré en matière pleine de couleurs, Abdelkader Boumala nous exhibe enfin ses œuvres calligraphiques d’une remarquable facture. Certaines enluminures à l’or fin, sont agrémentées de bandeaux décoratifs, de rosaces délicates, mettant en évidence de merveilleuses graphies andalouse, koufique, neskhi, ou bien diwani, combinant ainsi admirablement les motifs décoratifs et les différents styles d’écriture.
